Au Burkina, mon amour...

Petit carnet de route de Delphine et Guillaume, 2 amoureux partis pour 2 ans sur les routes du Burkina-Faso...

05 mai 2008

Festival "Jazz à Ouaga" 2008

Ca y est, la 16ème édition du festival de Jazz à Ouaga s’est achevée samedi. Pendant 10 jours, du 25 avril au 03 mai 2008, le pays a résonné des sonorités jazz pour le plus grand plaisir. 16 concerts ont été prévus à Ouagadougou et dans sept autres villes .

affiche_2008

La thématique de cette année, « Le jazz dans la cité : un facteur de développement local », visait à mettre en avant les actions en faveur d’un développement culturel durable sur l’ensemble du territoire africain. A cette occasion, de nombreux artistes (17 groupes, 150 artistes), issus de plusieurs continents se sont relayés.

Chaque concert, dédié à un artiste confirmé, était l’occasion d’un tremplin pour un nouveau talent. Une dotation encourageait le « meilleur tremplin » à poursuivre ses efforts musicaux. 

Le programme à Ouaga :

25 avril : BA CISSOKO (Guinée)
+ tremplin : Belmond Djiké

26 avril : LES WOODY (Côte D'Ivoire)
+ tremplin : Baowendsom

29 avril : YAPA JAZZ QUARTET (CONGO Brazza) et MIKE DEL FERRO (Pays-Bas)
+ tremplin : Toumboudé

30 avril : Soirée " Spéciale rencontre musicale" : Ray Lema (France - RDC), Jean Goubald (RDC), Bill Aka Kora (Burkina)
+ tremplin : Max Ray Band

1er mai : RAAGA TRIO (Italie -Mali -Burkina) + ROLAND TCHAKOUNTE (Cameroun)
+ tremplin : Jazz Stagiaire

2 mai : ETIENNE M'BAPPE
+ tremplin : Dicko Fils

3 mai : EUGENE KOUNKER + DJIMAWI AFRICA (Algerie)

Résultat du concours tremplin :

Ca je ne sais pas encore… Je le mettrais plus tard

Pour en savoir plus :

Le site officiel : http://jazz.zcp.bf

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22 février 2008

Quel cirque!

Cirque

Ha, le cirque! Ça me rappelle mon enfance! Un grand chapiteau sur la place du village, des foules de badauds venus admirer les animaux extraordinaires, les jongleurs, les cracheurs de feu... Assis sur un vieux banc, j'ouvrais grand les yeux pour ne pas perdre une miette du spectacle qui s'offrait à moi. Que ne donnerais-je pas pour revivre, de temps en temps, un de ces purs moments de rêve...

Alors, lorsque j'ai appris qu'hier, la maison du peuple accueillait la grande première ouagalaise d'un cirque un peu hors norme, vous comprendrez que je me sois dépêché d'y aller.

La première vue est assez déroutante: un chapiteau constitué d'un filet, des chaises posées ça et là, sans véritable organisation apparente, des artistes disséminés sur les lieux, comme s'ils travaillaient chacun de leur coté...

J'entre, et comme les autres, je déambule, sans but précis. A ma droite, un danseur effectue une danse tribale, en se couvrant d'une peinture blanchâtre. A ma gauche, des hommes/animaux de la brousse se contorsionnent au son d'un jembé. Devant moi, 200 seaux plein d'eau forment un énigmatique triangle. Plus loin encore, une chanteuse africaine charme les badauds de sa voix mélodieuse. Et partout, sur le sol, des lignes blanches qu'il nous est déconseillé de piétiner...

J'apprécie vraiment cette déambulation, si inhabituelle, presque loufoque. On se croirait dans un autre monde, à la frontière de l'incongru et du réel. Dans mon cœur se réveille une sensation de merveilleux, ce plaisir que j'avais, enfant, à voir des choses extraordinaires et que ma vie d'adulte m'a souvent fait oublier.

Une clochette me tire de ma rêverie: le vrai spectacle va commencer. Au cœur du cirque, vont s'enchainer des acrobates, des marionnettistes, des musiciens clowns, pour le plaisir de nos yeux et de nos cœurs d'enfants.

Vous voulez savoir ce que j'y ai vu? Le spectacle continue jusqu'à samedi soir. RV à 20h30, à la Maison du peuple.

Plus d'infos sur http://www.ccfouaga.com/article.php3?id_article=216

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27 février 2007

Place au FESPACO

fespaco_2007Evennement bisannuel très attendu, le FEStival PAnafricain du Cinéma de Ouagadougou a démarré samedi 24 février 2007 et s'achevera le samedi 3 mars.

Cette année, le thème retenu est "Cinéma africain et diversité culturelle". Des dizaines de films, en provenance de pays africains, mais aussi européens et américains seront proposés aux nombreux cinéphiles qui se pressent aux portes des salles de cinéma de la capitale.

C'est l'occasion pour les jeunes metteurs en scènes de présenter leurs derniers courts et longs métrages et, pour certains, participer au concours de l'Etalon d'Or de Yannenga, Oscar africain du cinéma.

C'est également l'occasion, pour les nombreux touristes, de découvrir les richesses du continent africain et de vivre, le temps d'une semaine, dans un monde différent. De nombreuses animations ont été mises en place pour agrémenter le séjour des cinéphiles: un marché, des conférences, des défilés de mode, des visites, ... et des films à volonté.

Pour pallier à la suraffluence des visiteurs, certains films ont été programmés plusieurs fois dans divers salles. Mais cela n'empeche pas la foule de faire la queue à chaque séance. Pour éviter l'attente, des "pass ciné" sont disponibles à l'achat. Pour la modique somme de 10 000FCFA, vous avez accès à l'ensemble des films sans faire la queue au guichet.

Nous, nous avons choisi de diversifier nos films en fonction du pays d'origine. Nous vous en raconterons plus dans les commentaires.

plus d'infos sur www.fespaco.bf

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15 janvier 2007

Mon beau sapin...

Et voilà, les fêtes sont arrivées (et même un peu passées à l'heure où j'écris ce message!).

Pour notre 1er Noel au Burkina, nous étions bien tristes de ne pas avoir de sapin sous lequel glisser nos souliers!

Par chance, les coutumes européennes sont arrivées jusqu'à nous et c'est un bien joli sapin qui est venu agrémenter notre appartement...

Un sapin en plastique, avec des guirlandes et des boules collées à l'arbre... Les 1ers jours, c'est assez bizarre de le ragarder en face: on croit encore à une farce. mais il faut nous rendre à l'évidence: ici, pas de sapin 100% résine naturelle... Il faudra s'en accommoder! Et puis, pour nous remonter le moral, on peut toujours compter sur la musique nasillarde de la guirlande électrique!

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Joyeux Noël au Burkina!!!

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03 janvier 2007

Bonne année

Ca y est! Nous venons de fêter notre 1er réveillon à l'étranger!
A 4000km de notre chère France, nous avons franchit les portes de l'année 2007.

Alors pour vous faire partager notre joie de commencer ainsi l'année, nous vous souhaitons

 - Bonne année 2007 -

Tous nos voeux de santé (ca peut toujours servir), amour (que ferait-on sans?) et argent (faut pas l'oublier, celui-là!).

Ah oui, j'oubliais... Faites des bébés et soyez heureux dans la vie!

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06 novembre 2006

Le SIAO

Tous les 2 ans, depuis 20 ans, Ouaga organise une rencontrer entre les artisans africains et la population.

banniereSIAO

Le SIAO se déroule sur 10 jours. Salon très renommé, il attire beaucoup d'étrangers du monde entier (on a même rencontré un haïtien, c'est pour dire!)

A l'ouverture du salon, la foule se presse aux portes, avec les "huiles" et les "riches". Puis, au fil de la semaine, la masse compacte se relache ainsi que les tarifs qui deviennent de plus en plus discutables.

visuel2006Nous avons décidé d'y aller l'avant dernier jour, vers 15h. Bien que la queue soit impressionnante, en quelques minutes, nous étions rentrés. Et oui, ici, l'excitation est tellement forte que les gardes débitent à toute vitesse les billets. L'entrée coute 500FCFA (soit 5FF ou 0.76€).

On se retrouve au milieu d'un immense espace où des dizaines de petites baraques vendent, là du coca-fanta-bierre, ici des brochettes de poulet-poisson, la des beignets. D'immenses enceintes (dignes des plus grands concerts de rock) crachent un bruit assourdissant et nasillard de musique et dialogues franco-mooré.

Les 2 pavillons gratuits nous happent pour nous faire découvrir dans une ambiance chaude et colorée l'art africain: masques, statues, instruments de musique, tableaux, bijoux, paniers, tissus, mobilier et vêtements. La principale difficulté est de regarder les oeuvres de loin sans se faire remarquer, si on ne veut pas acheter. Si le vendeur vous repère, vous êtes surs qu'il ne vous lachera pas tant que vous ne viendrez pas voir "juste pour le plaisir des yeux, ca n'engage à rien!" Très bon comédiens, ils savent vous faire craquer sur des choses que vous ne pensiez jamais acheter. heureusement, à 2, on se raisonne mieux!

Là, on a pu tester les règles de marchandage et c'est pas facile tant ils arrivent à vous faire culpabiliser surIMG_0001 les prix trop bas que l'on propose. Mais tant pis, on négocie pour 10.000CFA (soit 100FF ou 15€) 4 batiks (tissus peints à la main) au départ vendus à 10.000FCFA (soit 200FF ou 30€). Bon, on aurait pu faire mieux, mais on est ravis... et le vendeur aussi!

3 salons climatisés demandaient 250FCFA pour y pénétrer, mais l'ambiance y était plus calme, plus européenne... Les sols des pavillons gratuits étaient en terre battue ou en béton, ceux-ci sont en carrelage blanc. Nous avons pu observer les oeuvres sans nous presser car la foule était moindre et sans craindre les "vendeurs-harpons".

Nous avons finalement craqué sur un immense tissu mauritanien de 6m X 2m, de quoi faire plein de jolis rideaux. Les femmes mauritaniennes s'enroulent dedans pour en faire une immense tunique très colorée, de la tête aux pieds.

IMG_0016 IMG_0017 IMG_0019

En ressortant vers 20h, la foule devenait de plus en plus dense, attirée par la fête et les concerts organisés tous les soirs. Une queue de 500m attendait de pouvoir entrer!

A l'occasion du SIAO, tous les bukinabés font journée continue, de 7h à 14h. Et même si très peu d'entre eux iront le voir, c'est un peu une semaine fériée où le rythme de travail, déjà lent, est quasi-figé...

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02 novembre 2006

Garde à vous.... Fixe!

Gauche - Droite - Gauche - Droite... Compagniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie! Halte!

Comme ils sont beaux tous ces militaires dans leurs uniformes de parade. il faut dire que ce mercredi, le 1er novembre, c'est le 46ème anniversaire de l'armée burkinabé à Ouaga. Alors chacun met le paquet!

2006_11_01_F_te_de_l_arm_e___Ouaga__27_La foule immense se presse sur l'avenue de l'Indépendance (une des artères majeures de la capitale, reliant le rond-point des Nations-Unies et les quartiers de la Présidence). Si on chercher bien, on trouve.... NOUS, qui attendons sous le soleil depuis 7h du matin. Vers 9h30, les 1ers officiels font leur apparition dans un majestueux cortège et prennent place dans la tribune officielle. Seul le président manque à l'appel, sans doute en visite dans un autre coin du monde.

Le défilé commence. Viennent d'abord les écoliers, à la fois fiers et intimidés par la foule. Puis les corps médicaux, paradant en blouse immaculée (malgré la poussière rouge omniprésente!). Presque tous les ministères (développement, sport, ...) nous proposent au moins un régiment marchant au pas.

2006_11_01_F_te_de_l_arm_e___Ouaga__4_

Vient ensuite le défilé "militaire" avec, dans le désordre, la police, les différentes armées, les pompiers (et pompières armées de lances à incendie!), les commandos, les majorettes (mignonnes à souhait!), ainsi que des représentants d'autres pays voisins. Les costumes diffèrent selon les régions (logique! pour se camoufler au sahel, il faut un déguisement couleur sable alors que dans la brousse, le brun et le vert sont plus discrets!). De partout, la foule applaudit et hurle à tout va. Nous avons même droit au passage de quelques avions!

2006_11_01_F_te_de_l_arm_e___Ouaga__51_

Dans ce défilé bien organisé, seuls quelques incidents mineurs sont à signaler. tout d'abord, des jeunes ayant pris un arbre fragile pour un perchoir se sont retrouvés le bec dans la poussière. Ensuite, la foule tentant de s'approcher de trop près et refoulée par les forces de l'ordre qui devaient ensuite redistribuer les tongues perdues au cours de la retraite!

Fatigués et grillés par le soleil, nous décidons de rentrer, alors qu'arrive le contingent de blindés et de parachutistes.

Il est midi, nous n'en pouvons plus... alors direction la piscine!

Jeu bonus: cherchez l'instrus

Cherchez_l_intruse

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31 octobre 2006

Le faux départ du Mogho-Naba

Les traditions ont la vie dure dans un pays qui veut, coûte que coûte, s'ouvrir à la modernité. Pourtant, en voilà une qui perdure.

Il est 7h du matin, devant le palais du Mogho-Naba. L'empereur des Mossi, éthnie majoritaire au Burkina, se prépare, comme chaque vendredi depuis des siècles, à la cérémonie de son faux départ, qui attire moult chefs de villages et notables, tous revêtus de somptueux costumes traditionnels. Son cheval, richement arnaché, l'attend dans la cour du palais.

Spectateurs discrets derrière les arbres, nous assistons à l'arrivée des dignitaires. Tout d'abord, les Nabas de quartiers de moindre importance, qui arrivent en pédalant sur leurs vieux vélos. Puis les Nabas des quartiers riches qui se paient le luxe d'une mobylette et parfois même d'une voiture. Chacun prend place sur un tertre ou par terre selon son rang, après avoir soigneusement oté ses chaussures (tongues...)

Viennent enfin les Nabas ministres qui forment la cour de son excellence. Leur arrivée, en voiture avec chauffeur, déclenche le rassemblement des autres Nabas qui s'agenouillent auprès des véhicules pour les salutations rituelles.

Un coup d'escopette nous tire de notre rêverie. C'est le signal du début de la cérémonie. Le Mogho-Naba, sort de sa case, vétu de rouge et s'assoit sur son trône, entouré de ses compagnes et de quelques gardes. Tour à tour, les Nabas viennent le saluer, face contre terre dans une sorte de supplication, à grand renforts de tambourins.

Pour comprendre cette scène, revenons quelques siècles en arrière: l'histoire raconte que le Mogho-Naba, désireux de retrouver son épouse favorite, se préparait à quitter la ville lorsque ses ministres virent le supplier de rester et de la défendre contre les envahisseurs tout proches. Celui-ci décida alors de prendre le parti de son peuple et rentra dans son palais.

Mogho_Naba

C'est d'ailleurs pourquoi à la fin de cette cérémonie, le Mogho-Naba rentre dans sa case, tandis que son cheval est désharnaché en 4ème vitesse. Puis, il ressort, habillé de blanc alors qu'un dernier coup d'escopette résonne. Nous regagnons, songeurs, notre voiture, en rêvant à ce bonhomme bizarrement vétu, qu'on voyait au loin et qui, pourtant, dirige un si vaste empire.

Le seul point noir, c'est que les gardes n'autorisaient pas les clichés, n'hésitant pas à confisquer tout appareil-photo ou caméra. Dommage... la photo vient donc d'Internet!

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23 octobre 2006

Jour de fête après le Ramadan

Dans un pays où de multiples religions cohabitent en bonne intelligence, il est normal de partager sa joie avec son voisin, même si ses croyances diffèrent des notres.

Alors que le Ramadan se termine, nous sommes conviés à venir boire le thé chez un ami burkinabé, non loin de la résidence. a notre arrivée, notre hôte et sa famille se précipitent pour garer nos mobylettes tandis que nous sommes installés dans un petit salon où chacun vient nous saluer.

Après les salutations d'usage, le maître de maison nous sert avec tous les honneurs: sirop (corsé!) de gingembre, thé à la menthe, riz gras, poulet Yassa, aloccos, frites, ... C'est un gigantesque festion qui apparait en un clin d'oeil pour ravir nos yeux et nos papilles.

Comme il se fait tard, nous demandons la route à notre hôte. Il nous l'accorde à regret (au bout de la 2ème fois), non sans nous avoir fait promettre de revenir gouter à son hospitalité.

Que dire de plus, sinon que nous avons été bluffés par la convivialité dont ont fait preuve nos amis musulmans, et que nous avons beaucoup à faire pour leur rendre la pareille à Noël prochain!

Posté par astanda à 09:42 - Fêtes traditionnelles et modernes - Commentaires [0] - Permalien [#]
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