19 mai 2008
Flash-back dans une plantation
Nous sommes en Aout 2007 et la saison des pluies bas son plein régime.
L'alternance pluie-soleil fait pousser les plantes a toute vitesse. Ici ça ne rigole pas : c'est à qui déploiera les plus grosses feuilles, qui arborera les plus belles fleurs et qui gonflera les plus gros fruits.
Alors, dans la chaleur humide de l'hivernage et au hasard d'une balade en brousse, nous sommes entré dans une plantation.
Quelle ambiance!
Les plantes nouvellement poussées (car coupées à ras chaque année) mesurent environ 2m de haut.
L'humidité des pluies reste encore accrochée aux feuilles, aux troncs,
aux fruits et de partout sur le sol et ce malgré les rayons chauds du
soleil.
Les larges feuilles des bananiers et des papayers s'étalent de partout! Du vert, du vert et encore du vert avec quelques pointes de couleurs qui percent la forêt de feuilles!

Ici le papayer arbore de belles feuilles jaunes avant qu'elles ne tombent. Tiens, celui-ci est en fleur : de toutes petites fleurs blanches à l'odeur si enivrante. Là, c'est le bananier qui cache jalousement ses petites fleurs jaunes, protégées par d'énormes sépales violettes.

Etrangement, ces plantes ne sont pas grandes et leurs fleurs toutes minis. Mais leurs fruits....qu'ils sont gros, lourds et CHARNUS! Les papayes gonflent tellement qu'on dirait des melons accrochés par de toutes petites tiges. Les bananes sont tellement nombreuses qu'elles font plier la plante sous leur poids.
Tout heureux et excité par tant de découverte, on ne peut s'empêcher de fureter partout. Là on soupèse les fruits, ici on s'émerveille devant la beauté de la Nature, on zig-zag entre les troncs, on respire les senteurs...
Un peu comme une chasse au trésor, a chaque détour l'enchantement est au rendez-vous. C'est une expérience unique à vivre!
Après une telle balade, les fruits ont plus de goût et c'est avec envie que nous les croquons!
11 avril 2008
Périple à Banfora : le fromager
Un Fromager? Qu'est-ce que c'est?
Alors là je vous arrête tout de suite! Non je ne vais pas vous parler d'un truc bizarre qui fabrique du fromage. Non!, je vais plutôt vous parler d'un grand, un TRÈS GRAND arbre : le Ceiba pentandra appellé aussi kapokier ou bois coton ou encore fromager.
Petite description : 
- il est grand, trèèèèèèèèès grand, il dépasse tous les arbres, jusqu'à 70m de haut (attention au torticolis quand on est dessous!)
- il a de très grandes et grosses branches qui permettent de faire une belle ombre au sol
- ses fleurs sont dures mais très douces (comme la peau des pêches), les sépales rouge vif cachent des belles fleurs blanches à l'odeur douce et suave.
- ses feuilles? ben c'était pas la bonne période quand on l'a vu, mais elles sont surement intéressantes!! => suite à la prochaine visite
- son tronc est très particulier car son écorce à la base est plissé comme un petit vieux et il se déforme en grosses boursouflures.
- ses fruits son appelés kapok et son formés d'une grosse gousse qui renferme un duvet très doux qui autrefois servait de fibre pour les vêtements et les cordages (c'était avant l'arrivée du coton!).
Alors maintenant vous allez me demander pourquoi est-ce un fromager? Et bien c'est surement encore une invention de blanc tout ça car les fromages ici c'est pas courant! Alors en fouillant j'ai trouvé une des réponses : c'est parce qu'il est aussi facile à découper que du fromage! Tordu n'est-ce pas! (réf : Wikipédia)
En tout cas cet arbre est protéger car il est le détenteur d'un patrimoine aujourd'hui délaissé : il permettait à toutes les familles de s'habiller et de construire des barques!
Mais aujourd'hui encore il a son utilité car son grand ramage sert de rendez-vous des populations pour les conseils ou comme ici à Tengrela pour abriter le marché.
17 mars 2008
Voyage au royaume des Eléphants (2/2)
L’aube
n’a pas encore pointé le bout de son nez lorsque nos réveils nous alertent.
Nous avons RV avec les animaux de la brousse, au soleil naissant!
Vite
habillés, nous rejoignons notre guide et notre 4*4 s’engage dans la fraîcheur
matinale des pistes du Ranch.
Très
vite, notre guide nous montre ses talents. Son œil averti détecte les moindres
indices de présence animale. Antilopes, singes, phacochères, oiseaux,
éléphants, … rien ne lui échappe!
Au détour d’un sentier, notre 1ère grande surprise : un troupeau d’éléphants s’achemine lentement vers la mare qui jouxte le campement. Au total, une bonne dizaine de pachydermes dont plusieurs jeunes…
Nous ralentissons notre allure pour mieux nous délecter du spectacle, mais ce n’est pas au goût de Babar qui commence à agiter furieusement les oreilles et à lever sa trompe en signe d’avertissement. Notre guide nous conseiller de nous tenir prêt à appuyer sur le champignon à son signal. Avec raison car le mastodonte se place dans notre axe et accélère la cadence. Sous sa charge, les arbres ne font pas les fiers, pliés sans difficulté sous l’imposante masse!
Après cette mini-frayeur, nous reprenons notre route en direction du campement. Un bon petit déjeuner nous y attend, sur une terrasse qui surplombe le lac.
Les 1ers animaux commencent à arriver. Les magnifiques oiseaux, habillés en rois et parés de merveilleux diadèmes de plumes sont les 1ers, mais sont bientôt évincés par l’arrivée des éléphants. Lentement, tout un clan arrive, à la queue leu leu, marquant le sol de leur démarche imposante mais silencieuse.
Un à un, ils entrent dans l'eau, se plaçant un peu comme sur un jeu d'échec. Chacun sa place, au gré des convenances hiérarchiques. Un vieux mâle s'approche faisant reculer les autres: serait-ce le chef? Il restera presque toute la séance debout, en attente, comme aux aguets. Tel un gardien des traditions antiques, il refusera de prendre part aux ébats des plus jeunes.
Au loin, 2 éléphanteaux (un truc de 3 tonnes et des poussières) s'aspergent joyeusement. Imaginez une bataille d'eau entre mastodontes. L'un d'eux décide alors de faire boire la tasse à son compagnon de jeu. S'ensuit alors une mémorable scène d'action, un truc du genre "j'vais te couleeeeeeeeeer" mais avec la trompe servant de tuba au malheureux perdant!
Puis, sur un signe du chef, les babars s'en iront, de cette même démarche imposante qui fait penser quand on croise leur passage "stp, évite de me marcher sur le pied!". La mare semble à présent si étrangement vide...
Alors que la journée s’avance, nous reprenons le 4*4,
résignés à rentrer à Ouaga, après un si délicieux séjour au pays des éléphants
libres !
NDLR : la meilleure période pour voir les éléphants, c’est lorsque les herbes sont rases, soit de janvier à juin. Attention à la chaleur torride d’Avril !
10 mars 2008
Voyage au royaume des Eléphants (1/2)
Quel nassara n’a jamais rêvé de voir les éléphants de près, de sentir, à quelques mètres de lui la présence de ces pachydermes, de les voir s’ébattre en liberté, sans les contraintes stériles des remparts d’un zoo?
Je voulais que ce rêve devienne réalité, aussi suis-je parti pour le week-end au Ranch de Nazinga. A 200km au sud de la Capitale, dont 60km de pistes dés l’arrivée à Pô, Nazinga propose aux amateurs de nature son espace protégé, domaine de prédilection des éléphants et de tant d’autres espèces.
A l’entrée du parc, un garde nous prodigue quelques consignes de sécurité : rouler lentement, ne pas s’arrêter, arriver au campement avant la nuit… et nous nous engageons en douceur sur la piste sableuse…
Il suffit de quelques minutes pour voir apparaître dans le lointain des formes grises et épaisses. Un, Deux, .. non Cinq éléphants offrent déjà à nos yeux un spectacle inoubliable. A notre droite, une antilope se redresse et rejoint en quelques bonds le couvert des arbres.
Puis nous arrivons au campement, en plein milieu du parc. Ici, tout est prévu pour les touristes : cases bien aménagées, repas locaux à dévorer, etc. Il y a même un observatoire qui donne sur la mare voisine. 2 fois par jour, les guides proposent d’offrir aux visiteurs 2h de ballade dans la brousse : à l’aube et au soleil couchant. A ces moments là, la lumière transforme littéralement la savane, donnant à cet univers un coté féerique. C’est aussi l’heure de prédilection de tous les animaux qui se mettent à la recherche d’eau, de nourriture et d’amour…
Après la ballade nocturne, nous nous posons un instant, en contemplant le lac qui scintille désormais sous les derniers rayons du soleil couchant. Le crépuscule, de courte durée, nous plonge dans une profonde rêverie. Nos yeux se ferment et nos rêves se remplissent d’images d’animaux vivant libres et heureux dans cet espace qui est le leur…
22 juin 2007
Bazoulé cherche crocodile sacré (et affamé)
Bonjour, si tu es un crocodile sacré, que tu aimes manger
des poulets vivants à longueur de journée, alors la mare de Bazoulé est faite
pour toi.
aux touristes courageux (essaye
de ne pas confondre leurs jambes avec des cuisses de poulet…) et tu trôneras à
coup sûr, en 1ère page de leur album photo !
PS2: pour les pas courageux, y'a même un faux croco... pour qu'ils puissent frimer (hein, Gilles et Nadine?!?)!
18 juin 2007
Le Flamboyant
C’est le matin, un bouton se fend lentement. De longues et
silencieuses minutes passent sous le soleil chaud. Patiemment, de cette petite
boule verte sort une magnifique fleur rouge aux longs pétales délicatement
brodés.
Puis un autre bouton se tend et laisse éclater la membrane protectrice de sa fleur, puis un troisième et encore un autre…
En quelques heures c’est tout l’arbre qui se couvre de fleurs, embrasant de rouge son feuillage vert tendre.
Ce spectacle a commencé en mars et depuis presque 3 mois, l’arbre est en fleurs.
Comme la saison des pluies avance, un vent léger souffle la
nuit faisant s’envoler les légères fleurs. Chaque matin, c’est un tapis de
pétales rouges qui s’étale dans les jardins, les chemins et les rues de Ouaga.
Après un orage, le vent et la pluie se chargent d’arracher méticuleusement toutes les fleurs des arbres, les dénudant d’un seul coup de leur belle parure. Mais que cela ne tienne ! Dès le lendemain, de nouveaux boutons bien accrochés prennent le relais.
Ainsi, jours après jours, pour notre plus grand plaisir des yeux, ces arbres nous offre un spectacle FLAMBOYANT !
08 mars 2007
Le faux Baobab: la rose du désert
Regardez cette merveilleuse petite pousse. On dirait une petite goutte qui sort de terre et qui pointe son frèle tronc vers le ciel. En plus ca ressemble bigrement à un baobab.
Mais non, c'est pas un baobab! Grâce à l'intervention d'une visiteuse avisée (Merci Maryse), la vérité est enfin dévoilée au grand jour: Ce petit bout de plante qui se faisait passer pour un baobab s'appelle en fait la rose du désert (ou "Adenium obesum" pour ceux qui veulent causer science).
Mais ça pousse vite c'te chose là! D'ici quelques mois le mini canari qui l'héberge va éclater sous la pression de ses racines. Au bout de 2 ans il faudra le mettre en terre car plus aucun pot ne saura contenir sa frénétique poussée.
Avez-vous remarqué l'autre interêt de la chose?
Ses fleurs! Absolument MA-GNI-FIQUES !!!
Et celles-ci durent depuis déjà 1 mois et l'arbre en refait sans cesse.
12 février 2007
Le Baobab (2nde partie: la croissance!)
Le gros, le grand, l'énorme arbre mythique, celui qui a des racines plus étendues que n'importe quel arbre. Tout le monde connait son nom, c'est bien sûr le baobab.
Cet arbre est un mastodonte, qui franchit allègrement les années, et parfois même les siècles. Solide comme un roc, il résiste aux secheresses, aux pluies diluviennes, aux invasions animales et végétales... et parfois même à celles des hommes puisque comme son bois brule mal, il n'est pas souvent coupé.
D'après la légende, le tronc de cet arbre est assez gros pour cacher quelques éléphants. Une chose est sure:dans celui-là, on pourrait facilement y cacher une vingtaine de bipèdes comme nous et en plus, y construire une méga cabane!
Bon, d'accord y'a pas tout l'arbre sur la photo mais il fallait choisir entre l'arbre entier ou voir les personnes sur le cliché!!
29 décembre 2006
Gecko, Gecko, quand on te tient...
Vous vous rappelez de ce drôle de lézard à ventouse ?
Nous étions persuadés qu’il y en avait un caché sous le canapé… et bien regardez :

si si, regardez bien en haut de la photo
Il nous aura fallu 15 bonnes minutes pour arriver à l’attraper sauf mais pas sain ! La première tentative pour l’attraper s’est soldée par le bout de sa queue qui s’est détachée !!
Vite on prend une petite photo portrait (non ce n’est pas une grenouille !) et on le relâche dehors.
Mais le surlendemain matin… en allant aux toilettes….
Ah geko geko quand on te tient…
Celui-là il est encore plus gros. Mais plus question de le chasser car depuis qu’on a viré le premier on est envahit de moustiques. Alors autant qu’il se gave, ça nous est bien utile !
18 décembre 2006
Les éboueurs de la nature
Peut-être vous répugnent-ils, peut-être en avez-vous peur,
mais sachez que ce sont des animaux très pacifiques et surtout très très très
utiles pour le pays.
Ici, personne ne les chasse, au contraire, ils sont les très bienvenus.
Nettoyeurs, recycleurs des déchets, ils évitent la propagation des maladies et nettoient les rues des germes et des aliments putréfiés.
Ils mangent tout, chacun à sa spécialité : lui la peau,
lui les os, lui les tendons…à la fin il n’y a plus rien. Toute la matière est
recyclée est retourne dans le cycle alimentaire.


























