15 septembre 2008
Comment obtenir des fcfa
Lorsqu'on arrive dans un pays étranger, une des premières choses à faire consiste à se procurer de la monnaie locale.
Au Burkina, comme dans bon nombre d'états d'Afrique de l'Ouest, la monnaie nationale est le francs cfa. L'euro n'est pas accepté, hormis dans quelques grands hôtels internationaux.
Pour obtenir des francs cfa, plusieurs méthodes possibles, toutes testées par mes soins:
L'ouverture d'un compte bancaire local
C'est la méthode la plus sure et transparente. Vous ouvrez un compte dans une des nombreuses banques de la ville et vous l'alimentez via des chèques en euros ou des virements.
Le plus souvent, la conversation euro -> fcfa est gratuite (alors que le contraire n'est pas vrai!).
Cette méthode est pratique mais demande un certain temps en formalités.
Le retrait par CB
De nombreuses banques possèdent des distributeurs par CB. Dans 99% des cas, il faut une carte Visa (la Mastercard n'est acceptée que dans un seul établisement je crois).
Attention aux frais de conversion et de retrait... pour un retrait de 150€, vous pouvez avoir jusqu'à 10€ de frais!
L'échange d'euros dans la rue
si vous avez des pièces d'euros, vous trouverez bien un gamin qui vous l'échangera contre quelques fcfa.
Attention au taux de change qui variera, selon votre aptitude à négocier, entre 600 et 650 fcfa pour un euro (taux normal: 655.957).
Le libanais
les commerçants libanais tiennent une bonne partie du commerce au Burkina. Cependant, compte tenu du taux de conversion fcfa -> euro, ils sont toujours prêts à passer par des solutions détournées pour rapatrier des devises en euros.
Il suffit d'aller voir votre commerçant habituel avec un chèque en euros pour obtenir presque aussitôt la contrepartie en fcfa au taux légal.
Seul doute: est-ce une opération de blanchiment d'argent?
08 septembre 2008
Passer son permis au Burkina
Quelques infos pour les expat' qui veulent passer leur permis au Burkina:
Le Burkina appliquent presque les mêmes règles routières qu'en France. D'ailleurs le code Rousseau sert de référence. La tache est donc assez simple pour ceux qui ont déjà passer le permis B français.
Attention toutefois à certains changement qui peuvent être déroutants voire dangereux (par exemple, la priorité à droite sur la majorité des ronds-points).
Autre aspect positif, les tarifs. Un permis B français reviendra à 1000€ pièce alors qu'un package de permis A, B et C au Burkina s'obtiendra contre environ 150 000fcfa (230€).
Enfin, le permis burkinabé semble beaucoup plus facile que son équivalent français. Moniteurs peu formés, examinateurs assez laxistes, épreuves simplifiées, ... tout cela contribue à rendre le permis facilement accessible, au détriment souvent d'un apprentissage correct de la conduite!
Certains diront alors que cela revient à acheter le permis au Burkina.... Je suis malheureusement assez de leur avis!
Equivalence entre les permis burkinabé et français
Lors du retour en France, il est possible d'échanger son permis burkinabé contre un permis français. Pour cela, il suffit de se rendre à la préfecture avec le permis et de prouver qu'on a résidé plus de 6 mois au BF avant l'obtention du permis.
Les permis moto (A), voiture (B) et camion (C) sont échangeables. Le permis transport en commun (D) ne l'est pas.
Attention! Prêts? Roulez!
08 août 2008
1ères démarches au Consultat de France
Quand on est nouvel arrivant dans un pays, la 1ère chose à faire est d’aller signaler sa présence au consulat de notre pays d’origine.
A quoi ca sert ?
- être évacué en cas de problème : en cas de troubles majeurs, le consulat a pour mission de localiser et de rapatrier ses ressortissants. Il a donc besoin de savoir que vous êtes là !
- obtenir la carte consulaire : elle joue un rôle de carte d’identité au Burkina, vous évitant ainsi de trimballer votre passeport.
- voter : les procurations ou le vote se font au consulat. Mais il faut s’inscrire avant !
- faciliter les démarches administratives : en remettant des copies de vos papiers d’identité dés votre arrivée, vous vous facilitez la vie en cas de perte ou de vol.
- rencontrer des expatriés: les agents du consulat seront peut-être les 1ers français que vous rencontrer au Burkina. Ils pourront vous donner quelques bons conseils pour faciliter votre intégration.
Que faut-il faire ?
Vous vous présentez avec vos papiers d’identité (passeport, permis, livret famille, … bref, la totale) et quelques photos d’identité. Le consulat vous fait remplir une fiche. Quelques jours plus tard, vous revenez chercher votre carte consulaire.
18 juillet 2008
Un 14 juillet loin de France
En plein milieu de l'été, la France toute entière se met à vivre pour sa fête nationale. Mais si toutes les villes de métropole s'échinent à préparer les plus belles festivités, les français à l'étranger ont eux aussi droit, le temps d'un soir, à un petit coin de France.
Au BF, c'est chez monsieur l'ambassadeur que ca se passe. Pour l'occasion, tous les coopérants sont conviés à venir se retrouver dans la grande Résidence de France de Ouagadougou.
Le RV est pris à 18h...
J'arrive donc en costard (tenue très correcte exigée, car après tout, il faut montrer une image respectable de la France, a dit l'ambassadeur!). La police ouagalaise régule la circulation et l'accès au lieu. Je passe le contrôle de police sans encombre, ce qui n'est pas le cas pour l'amie burkinabé qui m'accompagne. Après maintes discussions, j'arrive à faire comprendre aux policiers que cette demoiselle est mon invitée et qu'ils seraient aimables de la laisser passer sinon, je vais rater le discours d'ouverture.
A la porte, alignés en rangs d'oignons (français, svp!), se trouvent l'ambassadeur, son épouse et une armée de hauts fonctionnaires qui accueillent les visiteurs avec force sourires et poignées de main.
Il y a déjà beaucoup de monde: des français, certes, mais aussi le gratin de l'administration africaine. Quelques ministres (plus sinistres que ministres, mais bon...) ont même fait l'honneur de venir partager quelques petits fours avec nous!
Discours d'introduction basique. En substance, cela donne: l'Afrique va mal, mais le Burkina va bien grâce à l'aide ô combien précieuse de la France… Il est vrai que chacun prêche pour sa paroisse! En arrière plan, une vidéo nous montre le traditionnel défilé parisien.
Puis vient le temps des réjouissances: défilé de mode d'un jeune créateur ouagalais (plutôt doué! j'aimerais bien l'avoir comme couturier perso!), majorettes, buffet, sono avec DJ diffusant des airs internationaux presque récents (ô joie! je commençais à me fatiguer du couper-décaler).
Les discussions vont bon train, mais je ne peux pourtant pas m'empêcher de me sentir mal à l'aise. Devant cet étalage de nourriture, beaucoup d'africains perdent toute retenue: ils se jettent dessus, piquant 5 brochettes à la fois, n'hésitant pas à houspiller les serveurs débordés... Certains français ne se comportent pas mieux, hélas!
Je quitte donc assez tôt cette manifestation grotesque. Oui, c'est vrai, c'est la fête de mon pays. Oui, c'est vrai, je devrais me sentir l'âme patriote. Mais hélas, j'ai plutôt l'impression d'assister à un rassemblement de pique-assiettes. J'irai donc fêter la prise de la Bastille au maquis du coin, en compagnie de burkinabés qui me demanderont avec un grand sourire: "Dis? Tu m'invites à ta fête nationale?"
14 juillet 2008
Chaine de sécurité
Il est bien connu que lorsque qu’un pays éprouve des troubles
sociaux, les étrangers sont les 1ers à en faire les frais. Il suffit de regarder
les scandales qui défrayent les chroniques françaises : passage à tabac d’un maghrébin, lynchage d’un juif, etc. Ces évènements, bien que scandaleux,
reflètent bien l’état d’esprit de l’Homme : quand il se sent menacé, il se
retourne en priorité contre celui qui n’a pas sa place, contre l’étranger.
Au Burkina, suite aux quelques troubles qui ont émaillés le
pays ces derniers temps, la coopération française a décidé de mettre en place
une chaine téléphonique de sécurité à destination de ses ressortissants. La
capitale est donc virtuellement découpée en zones, chacune sous la
responsabilité d’un chef d’ilot. Idem pour les autres villes.
En cas de menace, réelle ou supposée (grève, échauffourée,
etc.), chaque chef d’ilot transmet immédiatement des consignes de prudence à l’ensemble
des résidents dont il a la charge.
Pour bénéficier de ce service, il suffit à tout nouvel arrivant de signaler son lieu de résidence à l’ambassade et de récupérer les coordonnées de son chef d’ilot.
Grâce à de telles mesures, même en cas de coup dur (genre affrontement police-gendarmerie de décembre 2006), chacun peut se mettre à l'abri!
09 mai 2008
Le CMS, centre de soins
Et hop, un peu de pub pour un des rares centres de soins vraiment fiable au Burkina... Par excès de fainéantise, j'ai fait un copier-coller de leur plaquette de présentation.
Le CMS, centre médico social est une structure gérée par l'Association Internationale
de Santé (l'AIS).
Elle propose un panel de services médicaux adapté au traitement des pathologies africaines et européennes.
Elle se compose notamment de:
- 2 salles de consultations de médecine générale
- Une salle de soins d’urgence
- 3 lits de surveillance et d’hospitalisation
- Un laboratoire d’analyse médicale (Recherche du paludisme et numération sanguine)
- Une salle de consultation de kinésithérapie
- Une salle de consultation de psychologie
- Une ambulance équipée du matériel de réanimation.
Horaires des consultations:
Du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 15h à 18h
Le samedi de 9h à 12h
Adhésion:
Familiale annuelle 30000CFA
Personnelle annuelle 15000CFA
Personnelle temporaire (3mois) 5000CFA
Localisation et contact:
ASSOCIATION INTERNATIONALE DE SANTE
CENTRE MEDICO SOCIAL
(Juste à coté du palais présidentiel)
21, rue Nazi boni BP 4660 OUAGADOUGOU 01
BURKINA FASO
Tél/Fax : (226) 50 30 66 07
Email : cms.fr@fasonet.bf
Service médical d’urgence : 70 20 00 00
07 avril 2008
Réflexion sur la découverte d'une nouvelle contrée
Je venais juste d'arriver dans ce pays nouveau.
Chaque scène de la vie quotidienne, nouvelle à mes yeux, m'apparaissait
dans toute son étrangeté. Je dévorais chaque instant, avec la même
avidité de l'affamé qui se trouve devant un festin mais qui ne sait pas
combien de temps le rêve va durer.
J'avais faim de tout, de rien. Je voulais savoir, connaitre, comparer.
Dans ma tête, des milliers d'anecdotes se bousculaient, cherchaient
vainement une réponse, un élément d'explication dans mon maigre bagage
d'européen.
Autour de moi, les gens agissaient avec une logique qui n'était pas la
mienne. Je les voyais faire, vacant inlassablement à leurs taches
quotidienne, luttant pour vivre ou survivre, distribuant, prenant,
jouant... un jeu dont je ne comprenais pas les règles.
Alors j'ai cherché.
Dans les livres, sources souvent bien limitées d'un savoir millénaire
âprement transmis par des générations orales. Dans les médias,
rapporteurs souvent manipulés d'une réalité qui ne demande qu'à se
faire connaitre et aimer. Dans les paysages, témoins quasi-immuables à
l'échelle humaine des grandes aventures de ces contrées.
Mais je n'ai rien trouvé. Ou si peu. Le pays des hommes intègres, tels que les
livres le racontent, me refusait toute explication logique, se bornant
à me répondre que là n'était pas la clé de mes questions.
Alors je me suis tourné vers les hommes, ceux dont le sang et la sueur
ont couler pour bâtir ce pays. Ceux dont la force de vivre leur a
permis de surmonter les épreuves climatiques. Ceux dont la gentillesse
ont fait se retrouver honteux plus d'un de mes semblables européens
devant un cadeau aussi inattendu que désintéressé. Je leur ait posé mes
questions.
Et là, j'ai ouvert un peu les yeux.
Toutes ces questions que je me posais - le pourquoi, le comment -
perdaient brusquement leur sens. Comment observer, comparer une vie si
différente de la mienne que je ne pouvais pas l'appréhender par
moi-même? Comment ouvrir des yeux incrédules ou moqueurs devant une
scène dont on ne comprend pas la raison première? Comment offrir une
aide efficace quand on ne sait pas qu'elle générera plus d'ennuis que
de bienfaits?
Alors peu à peu, grâce à ces hommes, ces femmes, ces enfants qui bien
souvent ne parlent même pas ma langue, j'ai du construire un nouveau
système de pensée, sans doute un peu plus juste et moins comparateur
que le précédent, et tenter de m'ouvrir à la logique d'un monde qui en
me livrera jamais tous ses secrets.
Moralité: si vous voulez arpenter une nouvelle contrée, oubliez les bibliothèques et foncez chez les gens du terroir: ce sont eux qui détiennent le savoir et surtout, la clé de la vraie découverte de leur monde.
19 janvier 2007
Un Visa pour le Burkina
Ah, que de complications pour faire faire son visa !! On
court au consulat (quand il est ouvert), on patiente 2-3h, on y retourne avec
les bons papiers, on attend plusieurs jours que le visa soit apposé et on y
retourne encore une fois pour chercher son passeport. Au final, il faut prévoir
1 à 2 mois de paperasse et beaucoup d’heures d’attente avant le départ et ne
pas oublier ses 20€.
Mais il y a plus simple !
On apporte dans son sac à main 2 photos d’identités et en arrivant à l’aéroport de Ouaga on laisse aux policiers ses photos et son passeport (1/2 à 1h d’attente s’il y a du monde). Le lendemain on revient avec 10000 FCFA (environ 15€) et on a son passeport pour 1 mois de séjour.
- Ambassade de France : 50-30-67-74/75/76 ambassade@ambafrance-bf.org
- Consulat de Ouaga : 50-30-67-74/75/76
- Consulat de Bobo-Dioulasso : 20-97-26-31 consulat@ambafrance-bf.org
- Aéroport de ouaga : 50-30-65-15/19








