31 mars 2008
Périple à Banfora : le marché
Banfora est la capitale de la poterie.
Vous trouverez tous les types de canaris, de pots, de soucoupes, d'assiettes et autres ustensiles de votre choix sur le marché aux potiers.
N'hésitez pas à fureter pour dénicher la perle rare ou le bon pot non ébréché. Mais attention à la casse car ces poteries sont extrêmement fragiles. Et oui, les potiers sont de très bons artisans et pour beaucoup ce sont de vrais artistes, mais comme partout ils n'ont pas l'argent pour construire de bons gros four pour de longue cuisson. Alors malgré tous vos efforts ne soyez pas déçue quand aux moindres chocs vos belles acquisitions s'ébrécheront!!
Un peu plus loin vous tomberez sur le marché traditionnel avec ses quartiers : là de légumes, ici de vêtements, là de friture...
Regardez, sentez, écoutez, toute l'Afrique est là qui s'étale sous vos yeux éblouis et ébahis. Le marché reste notre endroit privilégié pour entrer en contact avec la population locale et surtout pour découvrir des savoir faire propre à de petites communautés.
Alors ne soyez pas effrayé par leurs avances et osez regarder et sourire. Puis lorsque vous avez trouver votre bonheur marchandez courageusement jusqu'à ce que vous soyez satisfait. Les burkinabè vous remercieront toujours avec un sourire des plus généreux.
24 mars 2008
Les délices du vin de palme
Ah les palmiers, s’étendant à perte de vue sur les plages de
sable blanc…
Ah les palmiers, offrant au voyageur en quête de vision
marine un délicieux ombrage…
Ah les palmiers, …
Mais où avez-vous vu la mer au Burkina ? Et pourtant,
des palmiers, y’en a !
Arrivé au sommet, il entaille le cœur des feuilles, là où la
sève se concentre pour donner le meilleur d’elle-même. Il la canalise dans sa
gourde à l’aide d’une sorte de mini entonnoir. Et lorsque le plein est fait
(comptez 3 palmiers pour faire 1L de boisson), il redescend et passe le
résultat de sa récolte au tamis pour supprimer les impuretés.
21 mars 2008
Vendeurs de télécartes
« Unités ? Celtel 5 000f ? Y’a les
Telmob… »
Où qu’on pose le regard à Ouaga, on retrouve la même scène.
De jeunes garçons portant une drôle de pancarte, arpentent inlassablement les
routes de leur secteur pour vendre aux passants les recharges téléphoniques
pour téléphones portables.
Car ici, peu de gens peuvent se permettre de payer un
abonnement mensuel. Alors on s’offre du crédit, au fil de ses besoins et
ressources. Les cartes de recharge s’achètent souvent pour des montants réduits
(100f, 500f, 1 000f, plus rarement 5 000f ou 10 000f).
Et les opérateurs téléphoniques (Celtel, Telmob et Telecel, pour
ne citer que les plus connus) se frottent les mains : pour une misère, ils
ont à leur service une armée de vendeurs qui passeraient la nuit dehors dans l’espoir
de refiler, ne serait-ce qu’une carte, au passant providentiel (je n’exagère
pas, je trouve souvent ces petits vendeurs dehors à minuit !). Grâce à
cette force de frappe commerciale, téléphoner devient à la portée du client, n’importe
où et n’importe quand.
Mais une question demeure dans mon esprit ? Sur une carte de 100fcfa (0.15€), combien ces précieux et dévoués intermédiaires vont-ils toucher?
31 août 2007
Le mystère de l'homme à la machette
Samedi matin, des bruits bizarres résonnent dans la résidence... On dirait qu’une armée de pics-verts a envahi les arbres tout proches.
En nous penchant un peu, on découvre un jardinier qui élague
les arbres à moitié abattu
s par la tempête de la veille. Car ici, lorsque le
vent souffle, peu d’arbres font les fiers !
Notre bûcheron est un sans-peur : à califourchon sur une échelle branlante (quand il n’est pas carrément assis sur une fourche fragile), il manie avec dextérité une machette grossière. Sous ses coups puissants et précis, le tronc pourtant robuste s’entaille rapidement et l’arbre s’effondre dans un craquement sourd.
Les seuls mécontents seront les tisserins qui devront se trouver un autre perchoir avant la prochaine tempête !
27 août 2007
Le Tisserant
Lors d’une ballade dans un village, un bruit inconnu attire mon oreille. C’est presque un murmure, comme un glissement de corde et de bois et qui se répète inlassablement depuis des heures.
Je m’approche d’une place éclaboussée de soleil où quelques arbres abritent de leurs ombres noire les villageois qui dorment ou discutent doucement.
Il me faut passer dans l’ombre pour que mes yeux voient précisément l’objet de ma curiosité :
C’est un tisserant !
Et quel tisserant : son atelier et lui ne forme qu’un !
Assis à même le sol sur une bâche, le dos bien droit, son métier à tisser s’élève tout autour de lui.
Tandis que ses mains très agiles passent alternativement la quenouille de gauche à droite et de droite à gauche, ses pieds battent la mesure pour alterner les fils.
A l’aide d’un traducteur, il nous explique qu’il lui a fallu 15 jours pour filer le coton. Il le tisse ensuite pendant
15 jours (tout en bandes de 12 cm) pour obtenir un pagne traditionnel de 1m80 sur 1m20.
C’est ainsi que depuis des temps lointains les hommes et les femmes du pays tissent leurs pagnes traditionnels, qui seront ensuite teintés dans des couleurs bleues et blanches.
Et si un étranger venait leur rendre visite ? Rappelez-vous le fabuleux présent qu’ils m’ont offert à Sankoué !
Même s’ils n’ont rien, ils vous offriront le peu qu’ils ont, même si ce présent représente plus d’1 mois de travail !
20 août 2007
Sur le toit et sans peur
Tiens ? Mais que fait cet homme sur le toit du bus de voyage ?
Il n’y a donc plus assez de place à l’intérieur pour lui ?
C’est vrai quand y regardant de plus près le bus est plein a craquer. On ne voit même plus les personnes cachées sous des montagnes de bagages hétéroclites.
Mais le plus drôle ou le plus effrayant, c’est qu’il n’a pas peur du haut de son perchoir. Ni la vitesse, ni les secousses qui font trembler le bus ne l’empêchent de dormir bien assis sur la selle d’une P50, attachée au bord du toit.
Parfois il se réveille et se déplace sur le toit, ou laisse encore pendre ses pieds dans le vide, les balançant devant les fenêtres des passagers.
En observant tous les bus de voyage, je me suis aperçu que cette « mode » était systématique dès qu’il y avait des bagages sur le toit.
Mais alors pourquoi ?
La réponse est plutôt simple mais totalement inconsciente :
C’est l’assurance de la compagnie qu’aucun bagage ne sera perdu en route !
Alors c’est un des employés qui devient le « protecteur » des biens des clients, sans avoir lui aucune assurance.
Imaginez l’homme qui cherche une place au milieu des tas de bagages ou se mêlent animaux, mobylettes et énormes sacs de riz, sans corde, ni sécurité, soumis au vent de la vitesse (qui est plutôt rapide !!), à la pluie, au soleil et à tous les cahots de la route.
Tiendrez-vous ?
Eux arrive à y survivre, sûrement grâce à leur grande fois et très certainement à leur plus grande inconscience !!
…parfois des bagages se perdent… dormaient-ils trop profondément ?
06 avril 2007
Hey, taxi!
Une voiture verte passe devant nous. On dirait qu'elle a fait la guerre: son coffre et ses pare-chocs sont scotchés, son pare-brise étoilé, sa carosserie rayée. Mais voilà un fier taxi ouagalais, ne vous déplaise!
La majorité des taxis conduisent sur des lignes régulières: de la place du Marché Central à n'importe quel coin de Ouaga. Pour ce genre de trajet, le prix avoisinne les 200-400 FCFA. Les autres taxis (notamment ceux de l'aéroport vous conduiront n'importe où, mais leurs tarifs sont beaucoup plus élevés (1000-2000 FCFA), et les bagages sont payants!
Un taxi n'a pas un nombre de place limité: tant qu'il y a des gens sur le bord de la route, on les prend, et peu importe si on est 6 sur la banquette arrière, par 40°C à l'ombre! Il ne faut pas non plus être pressé, car chaque nouvel arrivant peut discuter le prix 1/2h!
N'oublions pas que les prix augmentent au coucher du soleil...
23 mars 2007
Profession, sculpteur
Chaque pays à ses spécialités, ses artistes. Au Burkina, on trouve de merveilleux sculpteurs, transformant allègrement des bouts de bois en authentiques oeuvres d'art.
Nous sommes épatés à chacun de nos passages près de ces artistes: certains travaillent à même la rue, d'autres ont leur atelier dans l'arrière cour. Mais lorsqu'on s'arrete un instant pour questionner ces droles de personnages, on découvre de véritables génies du bois, qui sont capable de tout réaliser, du moment qu'on leur propose un modèle ou une description détaillée.
Avec peu de matériel, ils réussissent à donner vie à une simple planche, laissant libre court à leur imagination pour scier, tailler, poncer, et faire naitre en quelques heures une statue gracieuse. Près de chez nous travaille Bouba, artiste sculpteur. Son magasin regorge d'oeuvres qu'il a réalisé ces derniers temps. Il travaille dur pour honorer les commandes de ses clients. Tout fier, Bouba nous fait visiter son échoppe, nous montrant le magnifique éléphant qu'il est en train d'achever: la prochaine pièce devra attendre encore une semaine car le bois brut ne lui a pas encore été livré. Sa prédilection, c'est l'ébène, bois exotique et mystérieux. Mais tout bois est bon à sculpter tant que le plaisir est au rendez-vous!
Instruments de musique, statues, mortiers, tables, ... il n'y a qu'à demander!
08 novembre 2006
Cantine à tous les coins de rue
Partout, sur les trottoirs, on cuisine, on cuisine! Partout, sur les trottoirs, on cuisine du matin au soir...
Là, des femmes font rissoler du riz Yassa., des patates douces et du poisson. Ici, les hommes grillent des brochettes de poulet bicyclette.
Avis aux amateurs, tout est délicieux et pas cher! Mais gare aux sauces qui sont très épicées. De plus, il vaut mieux que les brochettes soient bien cuites (elles le sont généralement!) pour éviter les ténias et autres problèmes intestinaux indésirables...
Alors préparez vos estomacs!
















