01 août 2008
Les déplaisirs de la tourista
La tourista est sans l'ennemi number one du vacancier en quête de détente (mis à part peut-être le tsunami quand vous avez décidé de vous dorer la pilule sur une île paradisiaque...).
Elle se manifeste principalement par des troubles gastriques très désagréables qui vous incitent à squatter les toilettes une bonne partie du séjour (pas terrible pour admirer le paysage!)
Comment l'attraper?
Bonne question! Le plus souvent, en mangeant un aliment avarié ou dont votre estomac n'a pas l'habitude. Il est donc recommandé de varié progressivement votre alimentation au lieu de passer en 24h du bon vieux pot-au-feu de grand-mère à la tambouille de poisson cru décorée de mouches et achetée en pleine chaleur à un vendeur ambulant au coin de la rue.
Evitez aussi de consommer de l'eau dont la potabilité est douteuse. Pour ma part, je me suis décidé à boire de l'eau du robinet au bout d'une année de vie continue au BF. Avant, je filtrais l'eau ou j'achetais des bouteilles d'eau minérale.
Est-ce une maladie dangereuse?
Oui et non. Elle est dangereuse pour la réussite de votre séjour, certes, mais la tourista en elle même n'est pas mortelle.
Seul hic, elle peut entrainer une rapide déshydratation qui se révèle parfois fatale aux populations fragiles (bébés et personnes âgées) qui ne peuvent se procurer assez d'eau en compensation.
Comment en guérir?
Là, non plus, pas de recette compliquée: quelques bons plats de riz, du coca (redoutable pour nettoyer les intestins!), de l'eau à profusion pour éviter la déshydratation... et un bon bouquin pour passer le temps aux toilettes.
Une dernière anecdote?
Le mois dernier, j'ai eu "la chance" d'enchainer 2 touristas: la 1ère en mangeant de la viande un peu avariée dans un maquis de rue... la 2nde en déjeunant chez l'ambassadeur....
Alors vous voyez? Y'a pas de règle... et quand on l'a, on attend sagement que ça passe!
30 juillet 2007
La bourbouille
Mais pourquoi ça gratte comme ça ? Et c’est quoi tous ces boutons là ? Et en plus ça s’étale c’te chose ! Au secours j’ai la bourbouille !!!
Mais pas de panique, ce n’est pas contagieux. C’est juste une réaction cutanée, suite à de trop longues périodes de transpiration, très fréquente dans les pays chauds.
Alors comment ça se soigne ? Rincez-vous le plus souvent possible et séchez-vous bien la peau. Evitez de vous gratter car vous allez contaminer toutes les zones encore propres. Dès que vous le pouvez découvrez la partie du corps bourbouillée pour lui permettre de sécher. 1 à 2 fois par jour, appliquer sur votre peau sèche et propre une lotion désinfectante, type « lotion salvatis ». ou alors comme pour les bébés, recouvrez votre corps de talc !
Voilà, c’est pas méchant juste irritant et pas très esthétique. Il faut prendre son mal en patience et attendre que ça se passe !
29 janvier 2007
Les vaccins
Ah la petite aguille qui pique et qui fait mal, personne ne l’aime mais elle peut nous sauver la vie. Voici les principaux vaccins très utiles au Burkina

- Le BCG (obligatoire en France) contre la tuberculose très répandue au Burkina.
- L’hépatite A transmise par l’eau et les aliments contaminés. 1 injection et un rappel entre 6 mois et 1 an après, valable 10 ans.
- L’hépatite B transmise par le sang et les relations sexuelles, donc protection oblige! (sans compter le SIDA qui touche plus de la moitié de la population!) 2 injections à 1 mois d’intervalle et 1 rappel 6 mois plus tard, valable à vie.
- La typhoïde en 1 injection, valable 3 ans.
- La méningite A-C-Y-W135, transmise essentiellement par la poussière. 1 injection, valable 3 ans.
22 janvier 2007
Moi, je nettoie... mes fruits et légumes!
Dès l’arrivée dans le pays, nous avons pris des automatismes, notamment sur l’entretien des
fruits et
légumes.
L’eau et le vent drainent beaucoup de microorganismes peu amicaux (exemple : amibes), qui se déposent un peu partout. Pour nous en protéger, dès le retour du marché, on les fait tous tremper 10 à 15min dans de l’eau javellisée ou vinaigrée, cela suffit pour les tuer.
Si l’envie de manger nous prend pendant une sortie, on privilégie les fruits à coque ou à éplucher qui peuvent être consommés sans lavage, mais c’est mieux d’avoir les mains propres !
08 janvier 2007
L'eau
Au Burkina l’eau est très présente en période des pluies mais se raréfie très rapidement en saison sèche. Dans certaines régions elle peut être une denrée rare une grande période de l’année. L’eau est source de vie mais aussi pour tous les agents pathogènes qui se développent à très grande vitesse avec la chaleur. La moindre flaque, mare, étang ou canal regorgent de ces micro-organismes.
Il est donc primordial, surtout pour nos petits estomacs fragiles d’européen, de boire une eau saine.
Les premières semaines nous avons bu de l’eau minérale en bouteille. Puis nous avons filtré l’eau du robinet.
Il existe plusieurs marques et types de filtres différents. Nous avons préféré la marque Katadyn car elle est renommée pour sa bonne qualité, pour un filtre de type siphon.
Pourquoi ce type de filtre ? Parce qu’il a une capacité de filtration de 20000L (qui devrait nous suffire pour 2 ans), il filtre jusqu’à 99.9999% des bactéries (on peut l’emmener en brousse pour filtrer tout type d’eau), il filtre par gravité (principe du siphon) sans effort.
Il filtre lentement mais on le met en route le soir et le matin suivant on dispose d’assez d’eau pour 2 ou 3 jours.
Il est important aussi d’avoir des cachets purifiants au cas où l’eau propre vous ferait défaut, mais également pour compléter le filtrage de l’eau en brousse car le filtre ne protège pas contre les virus.
Il vaut mieux ne pas accepter l’eau du robinet, du puit, les glaçons, les glaces à l’eau, les boissons locales…
Du moins dans un premier temps, après chacun est libre de tester sa flore intestinale et ses défenses immunitaires !!!
02 janvier 2007
Nos techniques antipalu
Il n'existe pas de vaccins contre le paludisme. alors pour réduire les risques, chacun a sa technique!
Ouaga est située dans une zone de palu qui n’est pas encore résistante à la SAVARINE (au contraire de la partie Ouest du Burkina !!). Chaque jour nous avalons 1 comprimé de ce médicament qui est un préventif, c'est-à-dire qu’il diminue les risques de l’éclosion du palu et modère ses effets si on l’attrape. Tous les médicaments contre le palu ont des effets secondaires. La savarine brasse un peu les intestins, elle est donc mieux digérée au moment du repas. Il existe d’autres médicaments qui sont curatifs (exple : la MALARONNE) et empêche d’attraper le palu. Cependant ils ne peuvent pas être pris sur une longue période car ils ont des effets sur le psychisme, ils sont idéaux pour les petits séjours.
Tous ces médicaments assez onéreux ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Il vaut mieux souscrire à une mutuelle qui les rembourse en cas de longs séjours dans ces régions.
On trouve ces médicaments dans la majorité des pharmacies
mais les stocks ne sont pas réguliers. Il faut parfois faire plusieurs
kilomètres avant de trouver 1 ou 2 boîtes.
La moustiquaire est l’accessoire indispensable !!
Si elle est imprégnée c’est encore mieux car elle tue les moustiques qui se posent dessus, cela pendant une période d’environ 1-2 ans.
Prenez-là avec attaches aux 4 coins et non pas central. Cela
sera plus aisé de la tendre pour bien la bordée autour du lit. Les moustiques
se faufilent de partout : le moindre petit espace entre le lit et la
moustiquaire et vous êtes sûr d’être piqué dans la nuit !!
Même s’il fait chaud, il est plus confortable de porter des
vêtements couvrants et amples car nos petits « amis » aiment aussi
piquer à travers le tissu.
Une autre technique efficace : bougez !
Les moustiques se posent sur des zones calmes (pieds, bras, dos…), alors si vous êtes motivés (surtout en cette période de l’année où il fait en moyenne 35°C la nuit !!) courrez, sautez, dansez, virvoletez…
14 décembre 2006
Palu, keskécè?
Ha, les joies du paludisme... On en parle souvent... mais c'est quoi, au juste?
Le paludisme (aussi appelé Malaria) est causé par un parasite qui affecte les moustiques et les détraque complètement. Ce parasite va chercher à se répandre partout et le plus vite possible en se servant de son hôte.
Le parasite du palu va se loger dans le système nerveux du moustique et lui dérégler sa technique de prédation. Un moustique en bonne santé pique une fois et se gorge de sang sur une seule proie. Lorsqu’il est atteint, le parasite va l‘empêcher de se rassasier en 1 fois et le rendre constamment affamé pour l’obliger à piquer plusieurs proies.
Logé dans les glandes salivaires du charmant moustique, le parasite est donc injecté dès l’insertion de la trompe dans la peau et vient se loger dans son nouvel hote, nous! Et lorsque vous êtes infectés, le 1er moustique qui vous piquera a de fortes chances de contracter la maladie lui aussi... Un cercle vicieux!
Seules les moustiques femelles piquent lorsqu’elles vont pondre pour avoir beaucoup de protéines pour les œufs. Les moustiques atteints du palu sont généralement actifs entre 23h et 5h du matin. Il faut donc bien se protéger durant cette période de la nuit.
Mais à quoi reconnait-t'on une crise de palu? Les 1ers symptomes sont souvent une grande fatigue, parfois des crampes et vomissements.. Puis vient la forte fièvre qui oblige a s'alliter quelques jours. Dans le cas d'un palu grave, il est nécessaire de recevoir une transfusion...
Mais rassurez-vous: le palu n'est véritablement mortel qu'en l'absence de soins appropriés. Et vus les symptomes, au pire, vous serez quittes pour garder le lit une petite semaine....










