Au Burkina, mon amour...

Petit carnet de route de Delphine et Guillaume, 2 amoureux partis pour 2 ans sur les routes du Burkina-Faso...

08 juin 2007

Manega, musée de la bendrologie

 

IMG_0013- Ma chérie ? Ce week-end, on va au musée de la bendrologie !
- La bendrologie ? Qu’est-ce que c’est ?
- Ben, je sais pas… il parait que ça a à voir avec l’histoire du Burkina et plus particulièrement des rites ancestraux !

Nous voilà donc partis pour une ballade sur la route de Kongoussi, au nord du Burkina. Aprèsimage003 une cinquantaine de km, nous arrivons dans le domaine de Maître Pacéré. Cet avocat burkinabé a décidé de regrouper dans son musée personnel des fragments du passé animiste de son pays. Pour cela, il a écumé les régions, allant jusque dans les plus reculés des villages pour demander aux anciens l’autorisation d’exposer d’ex-objets sacrés de culte.

La 1ère salle du musée nous transporte dans l’histoire de l’ethnie mossi et de la princesse Yennenga. De nombreux bracelets, des vêtements, des parures de guerre et des objets en bronze retracent leurs 1ers pas.

Puis au fil des salles, on s’initie doucement aux rites ancestraux. Les masques nous racontent leur histoire et nous confient quelques uns de leurs secrets. Beaucoup nous resteront inconnus, leur signification n’étant dévoilée qu’aux seuls initiés.

IMG_0025Le plus impressionnant restera sans doute le pavillon de la mort dans lequel on n’entre qu’à reculons. Il y règne un silence pesant, à l’image de tous ces objets funéraires qui ont accompagnés bien des hommes illustres dans leur dernière demeure.

On visitera même des habitats typiques peul, mossé ou dioula. De quoi nous donner envie d’en apprendre plus sur ces ethnies, si différentes les unes des autres et qui, pourtant, se mêlent et mélangent pour donner au Burkina force, cohésion et hospitalité.

IMG_0021

image002

IMG_0035

IMG_0029








Posté par astanda à 07:15 - Afrik'artist - Commentaires [2] - Permalien [#]


11 décembre 2006

Batik et bogolan

Les tissus décoratifs foisonnent en afrique. Au Burkina, on trouve 2 type de tissu : les batiks et les bogolans.

Qu’est-ce que le batik ?

C’est un carré de tissu de coton fin fabriqué dans les pays voisins et importé au Burkina. La technique de décoration du tissu se fait à l’aide de cire, étalée au pinceau, qui permet de définir le contour des dessins. L’étoffe est ensuite trempée dans un bain de couleur qui va imprégner le tissu sur les zones non cirées. La cire est ensuite grattée, laissant apparaître les zones blanches du dessin. Si l’artiste veut mettre plusieurs couleurs, il devra d’abord recouvrir toutes les zones qui n’auront pas cette couleur, par de la cire. Puis il doit gratter la cire là où doit être mise une autre couleur et redéposer une couche de cire sur les zones déjà teintées.

Au final, les batiks, de par leur finesse, sont plus utilisés pour la décoration des murs.

IMG_0008

 

Qu’est-ce que le bogolan ?

Le bogolan est une étoffe tissée au Burkina par les femmes. Elle se présente sous la forme d’une longue bande de gros coton, de 7cm de largeur. Les bandes sont ensuite cousues entre elles pour former un drap plus ou moins large. Le tissu blanc est ensuite trempé dans des bains de couleur à base de plantes ou de pierre broyées. Le drap est décoré avec un mélange d’argile noire soit au pinceau, soit à l’aide de pochoirs.

Au final, les bogolans peuvent être accrochés au mur (mais sont assez lourds !) ou être utilisés pour recouvrir les fauteuils car ils sont très résistants.

bogolan__1_ technique au peinceau

technique au pochoir IMG_0011

Posté par astanda à 11:17 - Afrik'artist - Commentaires [3] - Permalien [#]
« Accueil  1