08 juin 2007
Manega, musée de la bendrologie
- Ma chérie ? Ce week-end, on va au musée de la
bendrologie !
- La bendrologie ? Qu’est-ce que c’est ?
- Ben, je sais pas… il parait que ça a à voir avec
l’histoire du Burkina et plus particulièrement des rites ancestraux !
une cinquantaine de km, nous arrivons dans
le domaine de Maître Pacéré. Cet avocat burkinabé a décidé de regrouper dans
son musée personnel des fragments du passé animiste de son pays. Pour cela, il
a écumé les régions, allant jusque dans les plus reculés des villages pour
demander aux anciens l’autorisation d’exposer d’ex-objets sacrés de culte.
La 1ère salle du musée nous transporte dans l’histoire de l’ethnie mossi et de la princesse Yennenga. De nombreux bracelets, des vêtements, des parures de guerre et des objets en bronze retracent leurs 1ers pas.
Le plus impressionnant restera sans doute le pavillon de la
mort dans lequel on n’entre qu’à reculons. Il y règne un silence pesant, à
l’image de tous ces objets funéraires qui ont accompagnés bien des hommes
illustres dans leur dernière demeure.
On visitera même des habitats typiques peul, mossé ou dioula. De quoi nous donner envie d’en apprendre plus sur ces ethnies, si différentes les unes des autres et qui, pourtant, se mêlent et mélangent pour donner au Burkina force, cohésion et hospitalité.
11 décembre 2006
Batik et bogolan
Les tissus décoratifs foisonnent en afrique. Au Burkina, on trouve 2 type de tissu : les batiks et les bogolans.
C’est un carré de tissu de coton fin fabriqué dans les pays voisins et importé au Burkina. La technique de décoration du tissu se fait à l’aide de cire, étalée au pinceau, qui permet de définir le contour des dessins. L’étoffe est ensuite trempée dans un bain de couleur qui va imprégner le tissu sur les zones non cirées. La cire est ensuite grattée, laissant apparaître les zones blanches du dessin. Si l’artiste veut mettre plusieurs couleurs, il devra d’abord recouvrir toutes les zones qui n’auront pas cette couleur, par de la cire. Puis il doit gratter la cire là où doit être mise une autre couleur et redéposer une couche de cire sur les zones déjà teintées.
Au final, les batiks, de par leur finesse, sont plus utilisés pour la décoration des murs.
Qu’est-ce que le bogolan ?
Le bogolan est une étoffe tissée au Burkina par les femmes. Elle se présente sous la forme d’une longue bande de gros coton, de 7cm de largeur. Les bandes sont ensuite cousues entre elles pour former un drap plus ou moins large. Le tissu blanc est ensuite trempé dans des bains de couleur à base de plantes ou de pierre broyées. Le drap est décoré avec un mélange d’argile noire soit au pinceau, soit à l’aide de pochoirs.
Au final, les bogolans peuvent être accrochés au mur (mais sont assez lourds !) ou être utilisés pour recouvrir les fauteuils car ils sont très résistants.
technique au peinceau













